Wall Street ouvre en hausse, aidée par la croissance chinoise

 La Bourse de New York était en hausse mercredi matin, encouragée par les chiffres de la croissance chinoise après trois jours de net repli, tandis que les investisseurs se penchaient sur une intervention du président de la Fed: le Dow Jones gagnait 0,74% et le Nasdaq 0,76%.Vers 14H05 GMT, le Dow Jones Industrial Average prenait 92,33 points à 12.539,21 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 21,25 points à 2.803,16 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 avançait de 0,68% (ou 8,94 points) à 1.322,58 points.

Mardi, Wall Street avait été mise en échec par les incertitudes qui continuent d'entourer les problèmes de dette en zone euro et aux Etats-Unis, une troisième séance de repli consécutive qui avait fait revenir le marché sur ses gains du mois de juillet. Le Dow Jones avait perdu 0,47%, le Nasdaq 0,74% et le S&P 500 0,44%.

Le marché trouvait du répit après de statistiques venues d'Asie.

"Les craintes d'un atterrissage difficile en Chine sont apaisées par des chiffres meilleurs que prévu du PIB au deuxième trimestre, suggérant que la politique de resserrement monétaire agressive n'empêche pas la croissance chinoise et dopant l'optimisme pour l'économie mondiale", ont observé les analystes de Charles Schwab.

La croissance de l'économie chinoise n'a que légèrement fléchi à 9,5% au deuxième trimestre contre 9,7% au premier trimestre.

"Selon le jour, ou même l'heure, les perspectives pour l'économie mondiale semblent soit encourageantes, soit décourageantes", a souligné Patrick O'Hare, de Briefing.com, alors que l'annonce tardive d'un abaissement de la note de l'Irlande par l'agence financière Moody's avait poussé les indices dans le rouge mardi après-midi.

"Ce n'est pas étonnant que le marché boursier soit mitigé", en a conclu M. O'Hare, ni que "les volumes d'échanges restent relativement peu étoffés".

Le fait que les prix des produits importés par les Etats-Unis aient baissé en juin pour la première fois depuis un an, n'a fait que peu réagir les investisseurs, ont noté les analystes de Charles Schwab.

Le marché attendait la présentation semi-annuelle de politique monétaire du président de la Réserve Fédérale (Fed) Ben Bernanke devant des représentants américains.

Selon son discours publié à l'avance, l'institution envisage aussi bien de soutenir davantage l'économie que de diminuer progressivement son soutien.

Côté entreprises, le groupe News Corp (+2,35% à 15,70 dollars), détenu par le magnat Rupert Murdoch, a abandonné son projet très controversé d'un rachat total du bouquet britannique de chaînes par satellite BSkyB, en plein scancale des écoutes téléphoniques ayant conduit à la fermeture de son tabloïd News of the World.

L'éditeur de jeux vidéos Electronic Arts (+0,25% à 24,22 dollars) a annoncé des "résultats préliminaires" meilleurs que prévu pour le trimestre clos fin juin, assortis toutefois de prévisions en deçà des attentes pour le trimestre suivant. Il va par ailleurs racheter son concurrent PopCap Games, spécialiste des jeux sur appareils portables et sur réseaux sociaux, pour une somme pouvant aller de 750 millions à 1,3 milliard de dollars.

Kinetic Concepts (+5,45% à 68,00 dollars), spécialiste des techniques de cicatrisation, va être racheté par un consortium mené par le fonds Apax Partners sur la base d'une valorisation de 6,3 milliards de dollars (dette comprise).

Le rebond du marché était général. Seules deux des trentes valeurs de l'indice Dow Jones étaient dans le rouge.

Le marché obligataire était sans direction. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans se stabilisait à 2,908%, comme mardi soir, et celui du bon à 30 ans montait à 4,199% contre 4,191%.