Wall Street en baisse, affectée par la déprime des consommateurs

 La Bourse de New York évoluait en baisse mardi en matinée, pénalisée par la chute de l'indice de confiance des consommateurs américaine: le Dow Jones perdait 0,82% et le Nasdaq 0,79%.Vers 14H30 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 94,19 points à 11,445,06 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 20,12 points à 2.541,99 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 cédait 0,97% (11,73 points) à 1.198,35 points.

Wall Street avait achevé en hausse cinq des six séances précédentes. Lundi, elle avait fini sur une forte progression, encouragée par un indicateur sur la consommation aux Etats-Unis et la facture moins lourde que prévu de l'ouragan Irène. Le Dow Jones avait gagné 2,26%, le Nasdaq 3,32% et le S&P 500 2,83%.

En légère baisse à l'ouverture mardi, les indices new-yorkais ont accentué leur repli à la publication de l'indice de confiance du Conference Board.

Selon cet institut, le moral des ménages américains est tombé en aôut à son niveau le plus bas depuis avril 2009. Les analystes s'attendaient à une baisse nettement moins marquée.

Concernant l'immobilier, les prix des logements ont continué de baisser en juin (-0,1% par rapport à mai). En glissement annuel, leur chute est de 4,7%, soit un peu moins forte qu'anticipé.

Les investisseurs attendaient par ailleurs pour 18H00 GMT la diffusion des minutes de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed) à 18H00 GMT.

Les investisseurs continuent de s'interroger sur la possible adoption de nouvelles mesures de relance monétaire pour relancer la croissance, très faible au premier semestre.

Lors d'un discours prononcé vendredi, le président de la Fed, Ben Bernanke, n'a pas exclu cette possibilité, même s'il n'a fait aucune annonce concrète et s'il a appelé les élus à prendre des mesures budgétaires.

"Les intervenants veulent avoir une meilleure idée de ce que voulait dire M. Bernanke: disait-il quelque chose d'évident en déclarant que la Fed va continuer d'étudier les avantages et inconvénients d'utiliser les outils qu'elle a à sa disposition, ou indiquait-il qu'une annonce était en préparation?", a expliqué Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

Pour Frederic Dickson, de DA Davidson, il n'est "pas surprenant de voir la progression du marché s'interrompre avant la publication d'indicateurs économiques importants" d'ici à la fin de la semaine, avec les indices ISM d'activité et les chiffres de l'emploi.

"Ces chiffres devraient ressortir modestement décourageants, car elles pourraient refléter un décrochage temporaire de l'activité économique en réaction du débat sur le plafond de la dette fédérale" fin juillet et début août, a-t-il ajouté.

Boeing gagnait 0,71% à 65,06 dollars. Le constructeur aéronautique a lancé officiellement la version remotorisée de son moyen-courrier 737, plus économe en carburant, qui a reçu l'approbation de son conseil d'administration.

Le groupe minier Peabody Energy cédait 0,88% à 48,16 dollars. Le producteur australien de charbon Macarthur Coal a finalement recommandé d'accepter l'offre qu'il a lancé avec l'européen ArcelorMittal, qui valorise la cible à plus de 5 milliards de dollars américains.

Bank of America lâchait 2,50% à 8,18 dollars. Un régulateur bancaire, la FDIC, conteste l'accord entre la banque et les autorités américaines, selon lequel elle accepte de payer 8,5 milliards de dollars pour solder des poursuites liées aux crédits hypothécaires, a expliqué Patrick O'Hare.

Le marché obligataire montait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 2,174% contre 2,271% lundi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,518% contre 3,623% la veille.