Wall Street démarre en hausse, soulagée sur la Grèce

 La Bourse de New York évoluait en hausse mardi en matiné, malgré des indicateurs décevants aux Etats-Unis, les investisseurs se montrant soulagés par l'assouplissement de la position de l'Allemagne sur la Grèce: le Dow Jones gagnait 0,74% et le Nasdaq 0,65%.Vers 14H20 GMT, le Dow Jones Industrial Average montait de 91,73 points à 12.533,31 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 18,09 points à 2.814,95 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 prenait 0,61% (8,08 points) à 1.339,18 points.

Vendredi, Wall Street avait fini en hausse. Le Dow Jones avait gagné 0,31%, le Nasdaq 0,50% et le S&P 500 0,41%. La place new-yorkaise était restée fermée lundi, férié aux Etats-Unis.

Après ce week-end prolongé, les investisseurs étaient encouragés par "des attentes croissantes d'un nouveau plan de sauvetage de la Grèce, qui ont par ailleurs contribué à affaiblir le dollar et faire monter les cours du pétrole brut", a expliqué Andrea Kramer, de Schaeffer's Investement.

Selon le Wall Street Journal, Berlin serait prête à accepter l'octroi d'une nouvelle aide à la Grèce sans poser comme condition que les créanciers privés du pays aient à consentir au préalable un effort sur leur investissement.

Ces concessions devraient pouvoir faciliter l'octroi d'une nouvelle aide à Athènes, qui est dans l'incapacité de revenir sur le marché de la dette comme prévu en 2012 pour se refinancer.

Autre nouvelle positive: la production industrielle au Japon est légèrement remontée de 1,0% en avril par rapport à mars, stoppant sa chute vertigineuse du mois précédent causée par le séisme et le tsunami.

Selon Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com, la progression du marché relevait du "soulagement dû au fait que le Japon semble repartir après le tsunami et que la Grèce ne va pas faire défaut sur sa dette dans un avenir proche".

"La situation de la Grèce n'est pas résolue et le Japon a certainement toujours des problèmes, mais passer d'un scénario du pire à un scénario moins mauvais peut être qualifié de positif en termes de cycles d'échanges", a-t-il poursuivi.

Le marché new-yorkais a cependant limité sa hausse après la publication d'indicateurs décevants aux Etats-Unis.

L'indice ISM qui mesure l'activité économique dans la région de Chicago a chuté, montrant un ralentissement plus marqué que prévu. L'indice de confiance des consommateurs du Conference Board a rechuté plus que prévu.

Sur le front de l'immobilier, les prix des logements, mesurés par l'enquête Standard and Poor's/Case-Shiller, ont baissé pour le neuvième mois d'affilée en mars.

Du côté des valeurs, le chimiste de spécialités américain Ashland s'envolait de 10,34% à 67,35 dollars. Il va racheter son concurrent International Speciality Products (ISP) pour 3,2 milliards de dollars en numéraire.

Le fabricant informatique Apple prenait 1,84% à 343,58 dollars. Son PDG Steve Jobs devrait faire lundi prochain sa deuxième apparition publique depuis le début de son congé maladie en janvier, pour présenter un nouveau logiciel.

Intel montait de 1,3% à 22,55 dollars. Le groupe a donné des détails sur le nouvel ordinateur portable à haute performance "Ultrabook", pour lequel il va concevoir des microprocesseurs.

Le groupe de défense Lockheed Martin (+0,78% à 77,86 dollars) a annoncé samedi avoir fait l'objet d une "importante" attaque contre son système informatique le 21 mai, qu'il assure avoir repoussée.

Le marché obligataire se stabilisait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans s'établissait à 3,061% contre 3,064% vendredi soir, et celui du bon à 30 ans à 4,221% contre 4,240%.