Wall Street conclut en hausse un mois d’août difficile

 La Bourse de New York a fini en légère hausse mercredi, espérant un soutien des autorités à l'économie, en conclusion d'un mois d'août particulièrement difficile: le Dow Jones a gagné 0,46% et le Nasdaq 0,13%.Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a pris 53,58 points à 11.613,53 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 3,35 points à 2.579,46 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 0,49% (5,97 points) à 1.218,89 points.

C'est la quatrième séance de suite de hausse pour l'indice phare de Wall Street, qui a signé un rebond spectaculaire depuis le 19 août (7,3%) et remonte ainsi juste au dessus du niveau auquel il a commencé l'année. Il reste néanmois en baisse d'environ 4,4% sur le mois d'août, entamé par un véritable plongeon sur fond de crise de la dette des deux côtés de l'Atlantique.

"C'est un très mauvais mois, on a envie de l'oublier le plus vite possible", a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets. "Un mois extrêmement difficile, mais on revient de loin parce qu'on n'a plus cette idée qu'on va directement en récession", a-t-il ajouté.

En nette hausse, une grande partie de la séance, les indices new-yorkais ont réduit leurs gains, flirtant en fin de séance avec l'équilibre, après l'annonce par le gouvernement américain qu'il s'opposait au rachat de l'opérateur téléphonique T-Mobile par son concurrent AT&T pour 39 milliards de dollars.

Le titre AT&T a chuté de 3,85% à 28,48 dollars, freinant le Dow Jones. Parmi ses concurrent, Sprint Nextel a bondi de 5,92% à 3,76 dollars, tandis que Verizon a cédé 0,40% à 36,17 dollars.

"Le retour des régulateurs effraie un peu. Cela n'arrive pas tous les jours. Cela va coûter extrêmement cher à AT&T et cela peut enlever l'envie à d'autres compagnies de se lancer dans de gros rachats", a expliqué M. Volokhine.

Mais les indices se sont maintenus en hausse, parce que "tout le monde a cette idée" que la banque centrale américaine va adopter de nouvelles mesures de relance, ajoutait-il.

Cette opinion n'a pas été ébranlée par le rapport du cabinet ADP sur l'emploi, qui a estimé que le secteur privé aux Etats-Unis avait créé 91.000 postes en août, soit moins qu'en juillet et moins qu'attendu par les analystes.

Les autres indicateurs du jour ont à l'inverse dépassé les attentes des analystes.

L'activité économique dans la région de Chicago (Nord) a continué à décélérer en août, l'indice ISM qui la mesure tombant à 56,5, son plus bas niveau en 21 mois. Les analystes s'attendaient à une chute plus forte.

Les commandes à l'industrie ont rebondi plus fortement que prévu en juillet (+2,4%).

Mais "les marchés de l'emploi et de l'immobilier subissent trop de difficultés, la Fed va donc rester inquiète de la santé de l'économie malgré ces statistiques", a tempéré Andrew Fitzpatrick, de Hinsdale Associates.

Les statistiques gouvernementales du chômage doivent être publiées vendredi.

IBM a cédé 0,35% à 171,91 dollars. Le groupe informatique va racheter i2, une société britannique proposant des logiciels destinés à l'analyse des données sur la sécurité et les activités criminelles, pour un montant non dévoilé.

La radio en ligne Pandora a chuté de 4,35% à 13,20 dollars. Selon le blog spécialisé Mashable, le réseau social Facebook va lancer fin septembre un service permettant à ses membres d'écouter de la musique.

Le marché obligataire a baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,218% contre 2,176% mardi soir, et celui du bon à 30 ans à 3,592% contre 3,512% la veille.