Pour la Chine, la nomination de Zhu Min à la tête du FMI est un « progrès majeur »

 La Chine a qualifié jeudi la nomination du Chinois Zhu Min au poste de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) de "progrès majeur" pour cette institution."Cela montre les grands progrès effectués par le FMI pour augmenter la représentativité des économies de marché émergentes et des pays en développement", a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, lors d'un point de presse régulier.

"Nous espérons que le FMI poursuivra les réformes afin d'effectuer des progrès encore plus grands", a ajouté M. Hong.

La nouvelle directrice générale du FMI, la Française Christine Lagarde, a annoncé mardi la nomination de deux adjoints, l'Américain David Lipton et M. Zhu.

M. Lipton remplacera John Lipsky, adjoint en fin de mandat du précédent directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, mais le poste de Zhu Min est nouvellement créé.

Suite à la démission de M. Strauss-Kahn, accusé par la justice de New York d'agression sexuelle, la Chine avait donné de la voix pour une meilleure représentation des pays émergents à la direction du FMI.

Pékin avait toutefois fini par soutenir la candidature de Mme Lagarde contre celle de son concurrent Agustin Carstens, qui s'était présenté comme le candidat des pays émergents.

Agé de 58 ans, M. Zhu avait été nommé conseiller spécial en février 2010 par M. Strauss-Kahn. Cet ancien de la Banque mondiale, de la Bank of China et de la banque centrale chinoise, "apporte une riche expérience de l'administration, de la politique internationale et des marchés financiers", a souligné Mme Lagarde.

La directrice générale du Fonds a deux autres adjoints, le Japonais Naoyuki Shinohara et l'Américano-Britanno-Egyptienne Nemat Shafik.

Les deux nominations proposées par Mme Lagarde doivent encore être approuvées par le conseil d'administration du FMI, une formalité dans la mesure où elles sont traditionnellement négociées en amont.