Otages au Niger: retour d’expatriés d’Areva à Arlit

 Des expatriés du groupe nucléaire français Areva sont revenus ce week-end à Arlit, dans le nord du Niger, pour la première fois depuis le rapt de sept d'entre eux par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en septembre 2010, ont indiqué dimanche un agent d'Areva et un élu local."Il y a une dizaine d'expatriés qui sont arrivés avec le nouveau patron d'Areva, Luc Oursel", a déclaré à l'AFP cet agent.

M. Oursel "nous a expliqué qu'il est venu accompagner et installer des expatriés", a confirmé un élu de la région d'Agadez, capitale du nord du pays, sans préciser le nombre ni la nationalité de ces personnes.

Après avoir "passé la nuit de samedi" à dimanche dans la cité minière d'Arlit, il a "effectué une escale ce dimanche après-midi à Agadez", a affirmé l'élu par téléphone, sous couvert d'anonymat.

"Cette visite de M. Oursel relance la présence et marque le retour de la France dans la région", s'est-il félicité.

Areva a considérablement réduit la présence de son personnel expatrié au Niger après l'enlèvement en septembre 2010 par Aqmi de sept salariés d'Areva ou de son sous-traitant Sogea-Satom, une filiale du groupe de BTP Vinci, travaillant dans la mine d'uranium d'Arlit.

Trois otages, une Française, un Togolais et un Malgache ont été libérés en février.