Obama: l’économie américaine doit encore affronter des « vents contraires »

 Le président américain Barack Obama a reconnu samedi que l'économie des Etats-Unis connaissait encore "de forts vents contraires", tout en saluant la création d'emplois dans le secteur automobile, durement touché par la crise."Bien que notre économie ait créé plus de deux millions d'emplois dans le secteur privé au cours des 15 derniers mois et continue de croître, nous sommes face à de forts vents contraires", a déclaré le président américain dans son message radio et vidéo hebdomadaire, citant "les prix élevés de l'essence, le séisme au Japon et les difficultés concernant la situation financière européenne".

Les chiffres de l'emploi publiés vendredi aux Etats-Unis ont montré que les embauches ont chuté en mai et que le taux de chômage est remonté, pour le deuxième mois de suite, à 9,1%, son plus haut niveau depuis le début de l'année.

Alors que les embauches s'étaient faites à un rythme moyen de 220.000 par mois de février à avril, l'économie américaine n'a créé que 54.000 emplois nets en mai, a indiqué le ministère.

Mais M. Obama a souligné la reprise des embauches dans l'industrie automobile, après le sauvetage par le gouvernement de General Motors et Chrysler. Le secteur a créé 115.000 emplois depuis que GM et Chrysler ont émergé de la faillite et les trois constructeurs américains (y compris Ford) créent des emplois à un rythme jamais vu depuis les années 1990.

"Chrysler a ajouté une seconde équipe de production à l'usine Jefferson North de Detroit que j'ai visitée l'an dernier", a souligné le président américain. "GM ajoute une troisième équipe à son usine d'Hamtramck pour la première fois de son histoire et prévoit de réembaucher tous les ouvriers qu'il a licenciés pendant la récession", a-t-il encore relevé.

M. Obama s'est dit confiant dans la capacité des Américains à surmonter les difficultés économiques. "Nous sommes un peuple qui n'abandonne pas, nous faisons de grandes choses, nous façonnons notre destinée", a-t-il dit. "Et je suis persuadé que si nous conservons cet état d'esprit, le meilleur est devant nous".