Montebourg détaille sa « loi de sécurisation de l’économie »

 Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste, a présenté dimanchele contenu de la première loi qu'il ferait adopter s'il était élu président de la République en 2012, une "loi de sécurisation de l'économie"."S'il m'est donné d'être Président de la République, la première des lois que je demanderai au Parlement d'adopter en urgence sera une grande loi de sécurisation de l'économie qui réduira la dépendance à l'égard de la finance, réduira la dette et reprendra le contrôle du système financier", a-t-il déclaré lors d'un discours à sa Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse, son fief électoral.

Parmi les 12 mesures de cette loi, figurent "la fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux", l'instauration d'un "salaire maximum, fixé par la loi, pour les traders, courtiers et dirigeants des institutions financières", le "démantèlement des agences de notation", ou encore la "création d'une taxe sur les transactions financières de 0,1%".

"L'effacement d'une partie du surendettement des particuliers" qui sont "victimes des abus du système bancaire" proposant des crédits à la consommation à des taux d'emprunt élevés, ou la "prohibition" de la spéculation, en sont d'autres.

M. Montebourg, qui a dit vouloir s'adresser à "la France des perdants de la mondialisation", leur a assuré que son programme était "concret, réaliste réalisable".

"Je veux lancer un appel aux Français qui m'écoutent: je vous demande un mandat pour les 9 et 16 octobre (dates de la primaire, ndlr) pour me permette de concrétiser, réaliser, instaurer ces mesures de démondialisation financière. Elles seront utiles pour construire ensemble la nouvelle France et le futur nouveau monde".

Il a par ailleurs dénoncé la "fameuse règle d'or qu'on voudrait nous faire voter", redisant qu'il ne "la voterai(t) pas".

"C'est la victoire des marchés là où il faudrait au contraire les faire plier", "c'est la semelle de plomb qui constitutionnalise l'austérité", estimant que "le Premier ministre ne manque pas d'humour en demandant l'unité de la Nation pour tenter de nous entraîner dans ses politiques budgétaires restrictives".

"La seule règle d'or qui vaille, c'est l'engagement moral formel et solennel que les classes moyennes et populaires ne paieront pas le prix de la crise", selon lui.