Les Bourses européennes limitent leur pertes, Milan et Lisbonne rebondissent

 Les principales Bourses européennes ont reculé mardi, tout en limitant leurs pertes grâce aux interventions des autorités, mais Milan a rebondi après une émission obligataire couronnée de succès.Lisbonne a également progressé de 0,94%.

Les niveaux définitifs de clôture du CAC 40 et des indices de Bruxelles, Lisbonne et la Haye n'étaient toutefois pas disponibles en fin de journée en raison de problèmes techniques dans la diffusion.

Après une matinée très difficile, les marchés se sont redressés, profitant d'interventions de responsables politiques et de celle, sur le terrain, de la Banque Centrale Européenne (BCE).

L'institution de Francfort a acheté, selon des sources de marché, d'importantes quantités d'obligations espagnoles et italiennes pour pallier les ventes massives des investisseurs. Cela "a contribué à détendre le marché obligataire" et permis au secteur bancaire de respirer, a commenté Jean-Louis Mourier, analyste pour le courtier Aurel.

Autre élément qui a calmé les marchés, l'annonce très probable d'un sommet de la zone euro en fin de semaine pour éviter la contagion à deux poids-lourds de l'Europe, Italie et Espagne.

L'Eurostoxx 50 a fléchi de 0,58%.

A la Bourse de Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,83%, à 3.775,83 points après une journée mouvementée, y compris techniquement avec près de trois heures de suspension de pour incidents techniques.

Les banques, très attaquées ces dernières séances, ont repris des couleurs: BNP Paribas gagnait 1,05% à 46,94 euros, Natixis 2,12% à 3,32 euros, Crédit Agricole 1,80% à 8,90 euros. La Société Générale restait dans le rouge (-0,54% à 36,13 euros).

Carrefour enregistrait une des plus fortes baisses du CAC 40 (-2,68% à 21,99 euros) après le rejet par les administrateurs de Casino du projet de rapprochement de leur filiale brésilienne CBD Pao de Açucar avec Carrefour.

La Bourse de Francfort a réduit ses pertes après avoir commencé la séance en catastrophe à cause des inquiétudes d'une contagion de la crise grecque à l'Italie et l'Espagne. L'indice vedette Dax finit en baisse de 0,78% à 7.174,14 points.

Les valeurs financières sont toutefois restées dans le rouge: Deutsche Bank -1,01% à 38,10 euros, Commerzbank -0,3% à 2,7 euros, Allianz -1,71% à 89,99 euros et Munich Re -1,67% à 100,10 euros.

Les valeurs automobiles ont au contraire tenu bon: notamment BMW (+0,73% à 67,24 euros) qui a relevé ses prévisions pour 2011, ainsi que Daimler (+1,33% à 51,68 euros) et Volkswagen (+0,56% à 144,55 euros).

La Bourse de Londres a également limité ses pertes: l'indice Footsie-100 a perdu 1,02%, soit 60,20 points à 5.868,96 points, après avoir lâché 2,3% dans la matinée.

Malgré ce redressement, les valeurs bancaires et financières ont souffert, Barclays cédant 2,69% à 227,65 pence et Lloyds Banking Group 2,19% à 43,87 pence. Royal Bank of Scotland a en revanche nettement rebondi (+0,76% à 35,99 pence).

Le principal perdant de la séance a été le voyagiste Thomas Cook, qui s'est effondré de 27,66% après avoir prévenu que son bénéfice annuel serait inférieur à ses prévisions.

Après avoir perdu près de 15% dans les trois dernières séances, le bouquet satellitaire BSkyB a cédé encore 1,33% à 705,96 pence.

A la Bourse de Milan, le FTSE Mib a clôturé sur un fort rebond de 1,18% à 18.510 points.

Après une nouvelle chute vertigineuse de plus de 4% en début de séance, la Bourse de Milan a retrouvé des couleurs après la réussite d'une émission obligataire en milieu de journée. Le Trésor italien a réussi à placer 6,75 milliards d'euros de titres à échéance un an, soit le montant maximum qu'il comptait émettre.

Les banques ont terminé en nette reprise: Banca Popolare di Milano (+7,32% à 1,54 euro), UniCredit (+5,89% à 1,222 euro), UBI Banca (+5,52% à 3,672 euros), Intesa Sanpaolo (+3,34% à 1,577 euro).

A Madrid, l'Ibex-35, indice des principales valeurs, a terminé en recul de 0,70% à 9.603,4 points, après avoir perdu jusqu'à 4%.

Les valeurs bancaires ont semblé moins pénalisées que la veille, les deux leaders Santander et BBVA parvenant même à finir dans le vert, le premier gagnant 0,22% à 7,341 euros et le second 0,72% à 7,267 euros.

En revanche, d'autres banques espagnoles ont terminé en baisse, comme CaixaBank qui a perdu 1,38% à 4,29 euros.

A la Bourse suisse, l'indice SMI des principales valeurs a reculé de 0,63% à 6.014,84 points, plombé par les valeurs bancaires et les assurances.

La première banque UBS a ainsi continué de chuter, perdant 1,89% à 14,00 francs suisses tandis que sa rivale Credit Suisse lâchait 1,26% à 30,55 francs.

L'assureur Zurich Financial Services a reculé de 1,64% à 197,50 francs et le réassureur Swiss Re était également en baisse de 1,19% à 45,53 francs.

La Bourse de Lisbonne a annulé ses pertes de la matinée pour clôturer avec un indide PSI-20 en hausse de 0,94% à 6.909,64 points grâce au rebond des valeurs bancaires.

La banque BPI a progressé de 5,28%, la BES de 4,85% et la BCP de 3,68%.

A Amsterdam, l'indice AEX des principales valeurs a clôturé en baisse de 1,21% à 332,08 points.

Le plus fort recul a été enregistré par le fabricant de systèmes de lithographie ASML, qui a cédé 3,00% à 25,70 euros.

A Bruxelles, l'indice Bel-20 a terminé sur une baisse de 1,36% à 2.432,62 points.

Les valeurs du secteur bancaire se sont reprises à l'instar de KBC (+2,88% à 24,47 euros) et Dexia (+1,58% à 1,87 euro). En revanche, le titre de l'assureur Ageas a terminé en queue du Bel-20 avec un repli de 4,54% à 1,49 euro.