Les Bourses asiatiques en hausse mais le climat reste tendu

 Les Bourses asiatiques démarraient la semaine en nette hausse, entraînant avec elles le pétrole, mais l'inquiétude des investisseurs restait vive sur l'état de l'économie mondiale.A Tokyo, l'indice Nikkei 225 des 225 valeurs vedette prenait 0,87% à la mi-séance (après avoir ouvert à +1,30%). Hong Kong gagnait 1,83% et Shanghai 0,24%. Séoul et Bombay étaient fermées pour cause de jour férié.

Sydney progressait de 1,76% à la mi-séance.

Les investisseurs ont été soulagés de la reprise de Wall Street en fin de semaine dernière, malgré des indicateurs en demi-teinte sur la consommation des ménages, a déclaré Kazuhiro Takahashi, directeur chez Daiwa Securities.

Le Dow Jones a terminé vendredi sur une hausse de 1,13% et le Nasdaq de 0,61%, deuxième séance consécutive de hausse à New York.

La semaine dernière a été marquée par des rebonds spectaculaires auxquels succédaient de nettes baisses, dans un marché traumatisé par l'abaissement de la note de la dette américaine et la peur grandissante d'une contagion de la crise de la dette souveraine au sein de la zone euro.

Tokyo a en outre profité des chiffres meilleurs qu'attendu sur l'économie nippone, publiés lundi. Le pays est resté en récession au deuxième trimestre 2011, à cause du séisme du 11 mars, mais l'économie a mieux résisté que prévu, laissant espérer un rebond dès l'été grâce à la réaction des industriels et aux dépenses publiques de reconstruction.

Le pétrole a lui aussi démarré la semaine en hausse, sur les marchés asiatiques: dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" gagnait 22 cents à 85,60 USD et celui du Brent de la Mer du Nord prenait 27 cents à 108,30 USD.

"Le marché devrait continuer à être agité et volatil car les inquiétudes persistent sur le risque d'un nouveau plongeon de l'économie mondiale dans la récession", a toutefois prévenu Victor Shum, analyste au cabinet de consultants Purvin and Gertz à Singapour.

Samedi, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, avait estimé que l'économie mondiale était entrée dans une "phase nouvelle et plus dangereuse" et que les pays de la zone euro allaient devoir réagir rapidement.

L'or se repliait lundi. Il valait 1.733-1.734 USD l'once, contre 1.758-1.759 USD vendredi soir à New York.

Le métal jaune avait franchi la semaine dernière le seuil record des 1.800 dollars l'once, en raison de son rôle de valeur refuge.

Le dollar US était stable face au yen, dans un faible volume d'échanges, après avoir frôlé la semaine dernière un plus bas historique face à la devise nippone, considérée elle aussi comme une valeur refuge en cas d'agitation sur les marchés.

Le dollar était en très légère hausse à 76,96 yens, contre 76,76 yens vendredi soir à New York. L'euro se raffermissait face au billet vert (1,4318 USD contre 1,4250 USD vendredi) et face au yen (110,10 yens contre 109,30).

Après les séances folles des jours passés, les marchés attendent la rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Paris.

Ce sommet de crise est considéré comme crucial pour enrayer la spirale de défiance qui frappe la zone euro et qui s'est traduite par la pire tempête boursière depuis 2008.

Il va falloir aux deux dirigeants dépasser les divergences de positions et les différences d'analyses pour forger des solutions durables à la crise de la dette qui menace de faire exploser la zone euro.