Le FMI compte sur les Européens et les créanciers pour aider la Grèce

 Le Fonds monétaire international a indiqué mercredi qu'il comptait sur 71 milliards d'euros supplémentaires d'aide européenne et une participation des créanciers privés à hauteur de 33 milliards d'euros pour assurer la viabilité de la dette de la Grèce.L'institution, qui a publié un rapport d'étape sur un prêt accordé à Athènes en mai 2010, projette dans son "Analyse de viabilité de la dette" que ce seront les montants nécessaires pour financer l'Etat jusqu'à la mi-2014.

Le FMI a en effet repoussé le retour de la Grèce sur les marchés de la dette à long terme au "second semestre de 2014", contre début 2012 jusqu'ici.

"En vue de cet exercice d'évaluation, il est supposé que des réinvestissements volontaires et/ou extensions de maturités réduisent les besoins de financement de 33 milliards d'euros jusqu'en juin 2014", a écrit le FMI dans un paragraphe sur la "Participation du secteur privé".

Au paragraphe suivant, "Soutien officiel", le Fonds indique: "Un soutien supplémentaire des Etats membres de la zone euro de 71 milliards d'euros est supposé jusqu'en juin 2014", en plus des 80 milliards d'euros promis en mai 2010.

Dans cette hypothèse, "le prêt du Fonds reste à 30 milliards d'euros", poursuit le FMI.

Interrogé sur l'éventualité que l'institution contribue davantage, le chef de mission du FMI en Grèce, Poul Thomsen, a indiqué lors d'une conférence téléphonique qu'il était trop tôt pour l'envisager. "Cela dépendra d'autres paramètres", a-t-il déclaré.

Le FMI a par ailleurs dégradé sa prévision économique pour la Grèce, avec un recul du produit intérieur brut de 3,9% en 2011, contre 3% auparavant.