La Bourse de Paris termine en baisse de 1%

 La Bourse de Paris a terminé vendredi en baisse de 1,00%, à 3087,64 points, faisant preuve de résistance après le discours du président de la banque centrale américaine, et ce malgré une déception sur la croissance américaine.L'indice CAC 40 a perdu 31,36 points à 3.087,64 points, dans un volume d'échanges peu étoffé de 2,852 milliards d'euros.

Après avoir évolué en baisse dans la matinée, le marché parisien a creusé ses pertes après la révision à la baisse de la croissance américaine sur le second trimestre, cédant jusqu'à 3%.

Il s'est repris dans la foulée de la publication d'un indicateur de confiance des consommateurs américains et surtout de l'intervention très attendue du président de la Fed, Ben Bernanke, malgré l'absence de mesures concrètes.

En outre, "certains opérateurs commencent à se dire que les cours des actions sur le marché sont attractifs, ce qui poussent certains qui avaient parié sur la baisse du marché à racheter des titres", avance Arnaud de Champvallier, gérant chez Turgot Asset Management.

Les valeurs bancaires ont souffert, à l'image de Natixis qui a enregistré la plus forte baisse du CAC 40 (-4,51% à 2,68 euros) ou de Société Générale (-2,82% à 21,33 euros). L'Autorité des marchés financiers a prolongé jeudi l'interdiction des ventes à découvert afin de lutter contre l'instabilité qu'ont récemment connu les marchés financiers.

Les autres places européennes étaient également orientées à la baisse. A Francfort, le Dax a cédé 0,84% à la clôture et l'indice Footsie-100 des principales valeurs du marché londonien était quasi-stable (-0,02%).

L'Eurostoxx 50 a terminé sur une baisse de 1,18%.

Le président de la Fed, dont l'intervention était très attendue dans un contexte de grande fébrilité après la perte par les Etats-Unis de leur notation triple A, n'a pas évoqué de nouvelle mesure concrète de relance de l'économie, sur lesquelles spéculaient certains intervenants du marché. Il n'a pas non plus exclu cette possibilité.

Pour Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities, M. Bernanke "renvoie la balle au (président américain) Obama qui doit annoncer un plan de soutien à l'emploi et à l'activité économique en septembre".

"Le constat c'est qu'il n'a pas vraiment annoncé grand-chose et même qu'il a révélé un peu d'impuissance quant à la politique monétaire", ajoute-t-il.

Si l'absence de mesures concrètes a pu décevoir les investisseurs, la confiance affichée par le président de la Fed dans la capacité de rebond de l'économie américaine semble avoir rasséréné quelque peu le marché.

Philippe Waechter, économiste chez Natixis Asset Management souligne ainsi qu'à en croire M. Bernanke, "les fondamentaux de long terme de l'économie américaine ne sont pas affectés par la crise".