La Bourse de Paris réduit un peu ses pertes dans la matinée

 La Bourse de Paris était incapable de voir le bout du tunnel vendredi dans les premiers échanges, perdant 1,25% en milieu de matinée, après avoir perdu plus de 3%, à l'unisson des marchés mondiaux, tourmentée par l'économie américaine et la crise de la dette en zone euro.A 10H20 (08H20 GMT), le CAC 40 lâchait 41,57 points à 3.278,78 points, dans un volume d'échanges de 1,554 milliard, élevé pour un début de matinée, après déjà neuf séances de baisse d'affilée, dont une chute de 3,90% jeudi. Il avait perdu plus de 3% en tout de début de séance.

Un vent de panique souffle depuis la veille sur les marchés, toutes les Bourses mondiales connaissant un plongeon spectaculaire, en raison de craintes exacerbées quant à la santé de l'économie mondiale et aux problèmes de dette en zone euro.

Vendredi matin, ce sont les marchés asiatiques qui imitaient l'Europe et l'Etats-Unis, la Bourse de Tokyo perdant par exemple 3,72%.

"Le scénario d'Etats très endettés auxquels les investisseurs ne veulent plus prêter et d'une contraction de l'économie mondiale est la pire des anticipations que l'on peut avoir", préviennent les économistes du courtier Aurel BGC.

Les investisseurs vendent massivement leurs titres les plus risqués, au premier rang desquels les actions et les obligations des pays fragiles de la zone euro, comme l'Espagne et l'Italie.

"Devant l'ampleur de la tornade qui s'abat sur les marchés, il serait cependant judicieux que les politiques montrent un signe fort et ramènent un peu de calme et de raison chez des investisseurs déboussolés", prévient Fabrice Cousté, directeur général de CMC Markets France dans une note.

Les marchés se préparent en outre à la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de juillet, qui devraient confirmer l'apathie de la croissance américaine.

Ces chiffres "sont importants dans cette période de doute sur la croissance américain. Clairement, ils ne seront pas bons", selon le courtier Aurel BGC.

Tous les secteurs souffraient à la Bourse de Paris, même si quelques valeurs parvenaient à surnager.