La Bourse de Paris rebondit nettement (+1,69%) grâce à Wall Street

 La Bourse de Paris évoluait en nette hausse lundi dans les premiers échanges, prenant 1,69%, dans le sillage de Wall Street, les marchés se montrant davantage confiants dans l'économie américaine après le discours du président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke.A 09H18 (07H18 GMT), le CAC 40 gagnait 52,16 points à 3.139,80 points, après avoir perdu 1% vendredi.

Le marché parisien s'offrait un net rebond, prenant exemple sur Wall Street qui a fait plus que résister vendredi malgré le discours sans annonces du président de la banque centrale américaine (Fed). Le Dow Jones a gagné 1,21% et le Nasdaq 2,49%.

M. Bernanke n'a pas dévoilé vendredi de nouvelles mesures pour soutenir l'économie, se contentant de renvoyer la balle aux politiques, même s'il a souligné que "les bases de la croissance" étaient toujours là et que la Fed avait à sa disposition plusieurs outils pour soutenir l'activité.

"Cette annonce, qui laisse la porte ouverte à un éventuel QE3 (3e programme d'assouplissement monétaire, ndlr), ainsi que les prévisions de la Fed sur l'accélération de la croissance au deuxième semestre ont rassuré les investisseurs", observe dans une note le courtier Raymond James.

Le sentiment est le même chez les économistes d'Aurel BGC pour qui "l'alternative présentée par le président du Fed est positive pour les marchés actions: soit la reprise de l'activité économique prend de l'ampleur, soit la banque centrale devra appliquer de nouvelles mesures de soutien".

Lundi, les investisseurs guetteront aux Etats-Unis les dépenses et revenus des ménages pour juillet (14H30) et les promesses de vente de logements pour août (16H00).

Les valeurs les plus dépendantes de la conjoncture progressaient nettement lundi matin à l'image de Peugeot (+3,00% à 19,94 euros), Renault (+2,41% à 26,96 euros), ArcelorMittal (+3,25% à 14,13 euros) ou encore Alcatel-Lucent (+2,95% à 2,44 euros).

De leur côté, les valeurs bancaires grimpaient comme BNP Paribas (+1,85% à 34,18 euros), Crédit Agricole (+1,82% à 6,54 euros) et Société Générale (+2,91% à 21,95 euros).

Le secteur bancaire ne souffrait pas des propos de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a indiqué que les banques en Europe "ont besoin d'une recapitalisation urgente".

Hors CAC 40, Dexia prenait 2,38% à 1,59 euro alors que la banque fait l'objet d'un long article du Wall Street Journal qui s'interroge sur la capacité de la banque franco-belge à se financer.

Bel gagnait 1,23% à 163,85 euros après avoir fait état d'un bénéfice net en recul de près de 40% au premier semestre, affecté par la forte hausse des prix des matières premières et le contexte géopolitique international.