La Bourse de Paris plonge à cause de rumeurs de dégradation de la France

 La Bourse de Paris a plongé en milieu de séance mercredi plombée par des rumeurs de dégradation de la France, malgré les démentis rapides du gouvernement et de l'agence Fitch, ainsi que par la dégringolade des valeurs bancaires.Peu après 17H00, la Bourse de Paris cédait 5,17% à 3.012,13 points avec notamment des valeurs bancaires étrillées, à l'image de la Société Générale qui perdait plus de 17%.

Les autres Bourses ont aussi été entraînées à la baisse.

A Londres, le courtier Manoj Ladwa d'ETW Capital a évoqué à l'AFP des "inquiétudes de note de crédit pour la France, mais toutes les agences de notation ont confirmé le triple A (la note française, la meilleure possible, ndlr) et que la perspective était stable".

Le gouvernement français a rapidement réagi, faisant savoir par l'entourage du ministre de l'Economie François Baroin que "ces rumeurs sont totalement infondées et les trois agences Standard's and Poor, Fitch et Moody's ont confirmé qu'il n'y avait pas de risque de dégradation".

L'agence Fitch, qui était évoquée par la rumeur a aussi de son côté confirmé la note française, alors que le gouvernement doit annoncer fin août des mesures pour tenir ses engagement de réduction des déficits publics, qui devraient s'élever à 5,7% du PIB en 2011, avant 4,6% en 2012 et 3% en 2013.

Au sein du CAC 40, le secteur bancaire était très lourdement sanctionné, en chute libre pour certaines valeurs comme Société Générale.

Outre la Société Générale, BNP Paribas reculait de 10,33% à 35,27 euros, Crédit Agricole de 14,09% 5,91 euros, des dégringolades quasi inédites depuis la crise financière de 2008.

Les banques souffrent notamment du fait que la Grèce pourrait étendre son programme d'échanges d'obligations afin d'y inclure des titres à plus longue échéance, ce qui pénaliserait en premier lieu ses créanciers privés.

La Société Générale était aussi affectée par diverses rumeurs, que l'établissement a démenti "catégoriquement", certaines affirmant que la banque avait besoin d'un plan d'aide ou encore évoquaient une faillite de l'établissement.