La Bourse de Paris en nette baisse toujours affectée par la Grèce

 La Bourse de Paris affichait un net recul lundi au cours des premières transactions (-1,46%), dans un marché encore dominé par le dossier grec, la solution tardant à se mettre en place pour aider ce pays.En raison d'un incident technique le début des cotations n'a eu lieu qu'à 10H00. A 10H20 (08H20 GMT), l'indice vedette cédait 55,62 points pour s'inscrire à 3.7680,04 points.

"La journée devrait être encore perturbée par les négociations sur la crise grecque. Les difficultés à trouver un compromis vont continuer à inquiéter les opérateurs", soulignent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

Après les paroles rassurantes des dirigeants français et allemands vendredi, l'optimisme est lourdement retombé ce lundi alors que les mesures concrètes semblent toujours lointaines.

La réunion des ministres des Finances de la zone euro a permis quelques avancées mais pas suffisamment et surtout aucune mesure concrète n'en est ressortie, indique-t-on dans les salles de marché.

Autre mauvaise nouvelle sur le front européen, l'annonce par l'agence d'évaluation financière Moody's d'envisager d'abaisser la note de la dette de l'Italie. Elle est actuellement fixée à "Aa2", mais des risques pèsent sur la croissance du pays, les marchés financiers et la capacité du gouvernement à réduire le déficit.

Incertitude également sur la situation de l'économie américaine, rappelle la note d'analyse d'Aurel qui s'attend à ce que les prévisions de croissance du pays soient abaissées par la banque centrale américaine.

La déception née de l'absence de solutions immédiates pour la Grèce s'est aussitôt reportée sur les valeurs bancaires. Elles ont affiché de fortes baisses dès le début des transactions perdant entre 1,5% et près de 2%: Société Générale (-1,90% à 38,36 euros), BNP Paribas (-1,82% à 51,26 euros), Crédit Agricole (-1,41% à 9,96 euros).

Le repli des cours du pétrole pesait sur le titre Total (-1,48% à 37,56 euros) et sur Technip (-1,83% à 70,08 euros).

En net recul également les valeurs automobiles Renault (-1,81% à 36,35 euros), Peugeot (-1,84% à 28,46 euros).

Aucun titre du CAC 40 ne résistait à la morosité ambiante même les valeurs aéronautiques, qui auraient dû être dopées par l'ouverture du Salon du Bourget et la perspective de nombreuses commandes, faisaient grise mine: Zodiac (-0,83% à 57 euros), Safran (-1,08% à 28,03 euros), EADS (-1,33% à 21,15 euros).