Goldman Sachs reçoit des demandes d’informations de la justice américaine

 La banque d'investissement américaine Goldman Sachs a reçu des demandes d'informations de la Justice de l'Etat de New York portant sur ses activités dans les dérivés de crédit immobiliers avant la crise, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche du dossier.Le bureau du procureur de New York cherche à obtenir des informations sur les activités de la banque juste avant la crise du crédit, en liaison avec le rapport publié par la sous-commission des enquêtes du sénat sur le rôle de Wall Street dans l'effondrement du marché du logement américain.

Ce rapport, qui accuse Goldman Sachs d'avoir trompé des acheteurs de titres adossés à des prêts hypothécaires, a été transmis par le sénat à plusieurs instances d'applications des lois aux Etats-Unis, notamment au département américain de la Justice et à la Commission des opérations de Bourse (SEC), a précisé cette source.

Dans ce contexte, "il est commun de voir d'autres instances gouvernementales demander des informations", a-t-elle ajouté.

Une demande d'informations ne signifie pas nécessairement l'ouverture d'une enquête pénale. La banque ne fait l'objet d'aucune accusation formelle de la part du procureur de l'Etat de New York pour le district de Manhattan, Cyrus Vance. Une porte-parole du procureur s'est refusée à tout commentaire.

Un porte-parole de Goldman Sachs contacté par l'AFP s'est également refusé à tout commentaire sur cette affaire, se contentant de dire: "les citations à comparaître ("subpoena") font partie d'un processus normal de demandes d'informations et, bien sûr, quand nous en recevons, nous nous y conformons pleinement".

L'action reculait de 1,69% à 133,90 dollars vers 16H00 GMT. Elle a perdu 10% au mois de mai, dans la foulée de la publication du rapport de la sous-commission parlementaire.

Goldman Sachs fait parallèlement l'objet d'une enquête de la CFTC, l'autorité fédérale de régulation des marchés dérivés, sur ses activités de compensation.

La banque a également indiqué en mai dans un document remis aux autorités boursières qu'elle faisait aussi l'objet d'autres enquêtes de la part "de plusieurs agences gouvernementales à propos de transactions portant sur des obligations de collectivités locales" (muni bonds) et en rapport avec la crise financière.