Crise de la dette: Paris « ne déviera pas de (sa) trajectoire », affirme Pécresse

 La France ne "déviera pas d'un iota de (sa) trajectoire de redressement des finances publiques" et est prête "à faire "davantage d'efforts", a affirmé mardi sur la radio RTL la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement français Valérie Pécresse.La ministre a prévenu que "s'il faut faire davantage d'efforts pour atteindre ces 4,6%" de déficit public par rapport au Produit intérieur brut en 2012, "nous ferons davantage d'efforts".

Valérie Pécresse a appelé "l'ensemble de la classe politique française" à concourir à cet objectif et "donc à voter la règle d'or" d'un retour à l'équilibre budgétaire, "preuve supplémentaire de notre détermination à réduire les déficits et à nous désendetter".

Interrogée pour savoir si la prévision de croissance du gouvernement pour 2012, de 2,25% actuellement, serait révisée à la baisse, la ministre a répondu que "l'engagement qui nous lie vis-à-vis de nos partenaires c'est la réduction du déficit".

"Si les paramètres devaient changer, quels que soient les paramètres, nous tiendrons cet engagement de réduire notre déficit à 4,6%" du PIB en 2012", a-t-elle enchaîné.

De 5,7% du PIB cette année, les déficits publics doivent être ramenés à 4,6% l'an prochain, et 3% en 2013.

Le gouvernement ne procèdera pas à une "augmentation générale d'impôts" mais il va "poursuivre cette politique d'économie sur les dépenses de l'Etat, sur les dépenses de la Sécurité sociale et sur les dépenses des collectivités locales" et "en même temps nous supprimerons des niches fiscales".

Les marchés asiatiques étaient toujours en baisse mardi, mais limitaient leurs pertes après une ouverture en chute libre alors que dirigeants politiques et banquiers centraux se sont mobilisés pour tenter de calmer les inquiétudes suscitées par la crise de la dette aux Etats-Unis et en Europe.