Air France-KLM, dans le rouge au premier trimestre, abaisse ses prévisions

 Air France-KLM a essuyé une perte de 197 millions d'euros au premier trimestre de son exercice 2011 contre un bénéfice net de 736 millions d'euros un an plus tôt, dans un environnement "incertain", indique le groupe franco-néerlandais dans un communiqué publié mercredi.Pour 2011, Air France-KLM a légèrement abaissé ses prévisions. Il table désormais sur un résultat d'exploitation positif et non plus "un résultat d'exploitation en hausse par rapport à 2010". En 2010/2011, Air France-KLM a dégagé un résultat d'exploitation de 122 millions d'euros.

"Compte tenu de la situation au Japon, en Afrique et au Moyen-Orient et de la crise de la zone euro" et des prix du pétrole qui restent élevés, le groupe franco-néerlandais va réduire de 2,4 points la croissance des capacités de ses long-courriers cet hiver.

Sur le trimestre (d'avril à juin), le chiffre d'affaires est en hausse de 8,7% à 6,22 milliards d'euros.

Dans le détail, le trafic passagers est en hausse de 9,4% pour des capacités en progression de 10,1%.

L'activité fret "a été affectée par la crise japonaise et par une situation de surcapacité au départ de la Chine": le trafic est en hausse moindre de 1,9% pour des capacités en augmentation de 6,2%.

Air France-KLM avait jusqu'à présent un exercice décalé (clos au 31 mars). Le groupe a décidé de se remettre sur le calendrier classique et fermera son exercice 2011 au 31 décembre, soit sur 9 mois.

Par ailleurs, on a appris auprès d'une source proche du dossier, à l'issue d'un Conseil d'administration du groupe, qu'Air France-KLM allait annoncer une commande portant sur une centaine de long-courriers.

"La méga-commande entre dans sa dernière ligne droite et sera annoncée lors du prochain Conseil d'administration en septembre", selon cette source.

La perspective de cette commande a suscité une polémique, après la pétition de plus de 180 députés pressant le groupe franco-néerlandais à acheter des appareils de l'avionneur européen Airbus plutôt qu'à son concurrent américain Boeing. Mais la commande s'oriente plutôt vers un panachage entre des appareils des deux constructeurs.